vendredi 4 avril 2014

Dictée du vendredi 4 avril 2014

                                                  Dans uin temple hindou


Devant moi défilait le peuple de Brahma, montant ou descendant les marches du temples, entre les grands éléphants de pierre … Tous les hommes étaient vêtus de robes blanches, un sabre à la ceinture et plusieurs rangs de fleurs étagés sur la poitrine. Il venait des vieillards… il venait beaucoup d’enfants tout petits, les jambes à peine  assez  longues pour monter, mais l’air pénétré et grave, et toujours solennellement coiffés d’une espèce de tiare en velours brodé d’or. Et les femmes étaient merveilleuses, drapées à l’antique dans des mousselines de toutes couleurs avec des dessins dorés, ou bien dans des mousselines noires avec des étoiles d’argent. Une musique caverneuse m’arrivait du fond de l’obscur et impénétrable temple, et parfois les coups de quelque monstrueux tam-tam grondaient sous les voûtes comme le tonnerre.


Chacun, avant de monter, s’inclinait pour baiser la marche d’en bas. Et de même, là-haut, avant de sortir de l’ombre sainte, chacun se retournait sur la porte pour saluer et pour baiser le seuil. Mais les spectres de la famine, horriblement nus et macabres, gênaient cette foule en habits de fête, essayaient d’arrêter les passants avec leurs pauvres mains desséchées, crochaient dans les voiles de mousseline, avaient des brusqueries et des crispations de singe pour attraper les aumônes


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