lundi 24 février 2014

Dictée sur la pêche

La pêche à la truite



Le neveu de notre vieux garde Bocage m’avait appris, dès mon plus jeune âge, à monter une ligne et à appâter l’hameçon comme il faut : car si la truite est le plus vorace, c’est aussi le plus méfiant des poissons.

Naturellement, je pêchais sans flotteur et sans plomb, plein de mépris pour ces aide-niais qui ne servent que d’épouvantails.

Par contre, j’usais de « crins de Florence » ; légèrement bleutés, ils ont cet avantage d’être à peu près invisibles dans l’eau ; avec cela, d’une résistance remarquable, à l’épreuve des truites de la douve aussi lourdes que des saumons.


Je pêchais plus volontiers dans la rivière où les truites étaient de chair plus délicate, et surtout plus farouches, c’est-à-dire plus amusantes à attraper.

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