dimanche 15 décembre 2013

Sortir de la routine

La routine amène à la frustration.
La frustration est une forme de privation de quelque chose qui donne satisfaction.
C'est aussi renoncer à quelque chose qui fait du bien. La routine nous amène à renoncer à certains avantages, à certaines demandes, à certains privilèges qui nous reviennent pourtant parce qu'on est en proie aux doutes
La frustration amène au manque.
Le manque est expliqué là

http://jutilisemaboiteaoutils.blogspot.fr/2013/12/le-manque.html


Quand on prend conscience qu'on s'est enfermé dans la routine, c'est parce qu'on ressent un énorme décalage entre ce que l'on ressent, vit, fait et les résultats obtenus.

Le décalage est un manque de correspondance, de défaut de concordance entre deux faits, deux choses.
Rien ne tend vers le même résultat, le même effet. Il n'y a plus de rapport logique entre ce que l'on fait et le résultat de ce que l'on fait, entre nos aspirations et la réalité de ce que l'on vit. Par rapport à tous les efforts fournis, le résultat n'est pas satisfaisant ni convaincant. 

On sent que quelque chose ne va pas. On sent que la manière dont on fait les choses, les comprend ne convient pas. On se fait rabrouer par les collègues, le supérieur hiérarchique. La motivation pour aller au travail, pour travailler, n'y est plus. La moindre tache devient une besogne désagréable, usante, fatigante, déplaisante. On n'a plus envie de fournir le moindre effort. On s'exécute mais à minima. Les rapports avec le supérieur hiérarchique et les collègues peuvent même devenir conflictuels.

La routine nous installe dans une sorte de souffrance psychologique, une disharmonie entre ce à quoi on aspire et la réalité.

Pourquoi en arrive-t-on là ?
Pour plusieurs raisons dont......
Parce que le choix du métier que l'on exerce ne nous convient plus.
Parce qu'on sent que la situation économique de l'entreprise dans laquelle on exerce est délicate et que l'on risque de faire partie des futurs licenciés, des futurs chômeurs. On s'inquiète.

On sent bien que la société connaît une crise profonde ou plutôt une profonde mutation.
On sent bien que les choses changent.
On sent bien que ce ne sera plus comme avant.
On sent bien que ce que l'on fait ne correspond plus à un besoin bien réel.
On sent bien qu'il se passe quelque chose mais on ne parvient pas toujours à le définir.

Pendant que nous exerçons un métier, la société continue d'évoluer. Elle continue sa route.
Des choses se font pendant d'autres se défont.
De nouvelles règles sont inventées et détrônent les autres, les remplacent.
Plein plein de choses changent.

Car, certains d'entre nous inventent des choses qui changent la vie sociale, économique, professionnelle.
Certains d'entre nous inventent des choses qui facilitent la vie professionnelle, sociale, économique. Certains d'entre nous, en créant de nouvelles choses qui facilitent la vie, atténuent la rduesse de certains travaux, de certaines taches. Cela facilite vraiment la vie sur tous les plans.

Mais, en même temps, ces inventions sont destructrices d'emplois.
Si la vie s'arrêtait continuellement à détruire, nous n'avancerions plus.

Or, si certaines catégories d'emplois disparaissent, si le paysage économique, sociale, professionnelle, tel qu'on le connaît disparaît, en réalité, il ne disparaît pas. Il se transforme.

Il se transforme en créant de nouveaux besoins.
Ces nouveaux besoins invitent à créer de nouveaux métiers.
Ces nouveaux métiers ont besoin de personnes qui les occupent.
En créant de nouveaux métiers, ils offrent des possibilités d'emplois aux personnes qui se reconvertissent.
L'intérêt de la reconversion, quand elle est véritablement orientée vers la satisfaction d'aspirations profondes, est d'offrir un emploi dans lequel on est vraiment à sa place.

Alors, évidemment, choisir sa reconversion en fonction de ses aspirations demande des efforts.
Des efforts qui paraissent surhumains au départ parce qu'on a perdu l'habitude de se remettre en question, d'étudier, d'analyser, de chercher à comprendre, d'entreprendre des recherches pour comprendre, pour trouver de nouvelles pistes.

Mais c'est un mal nécessaire.
Et, c'est seulement ainsi que l'on sort de la routine.
Car, au bout des efforts, c'est l'épanouissement personnel qui y est gagné.
C'est l'enthousiasme à faire ce qui nous plait.
Et, pour certains d'entre nous, à exprimer notre créativité.
Car, la créativité, quand elle s'exprime, fait que chaque jour ne sera plus apreil.
Aujourd'hui ne ressemblera pas à hier, ni à demain.
Et, cela donnera du baume au coeur.

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