vendredi 13 décembre 2013

Mon travail et gagner ma vie dépendent des autres

Tiens donc, c'est étonnant cela.
Les français s'ennuient au travail...
Mais pourquoi donc est-ce ?

Rassurez-vous j'ai fait partie des français qui s'ennuyaient au point de renoncer à toute vie professionnelle pour me consacrer à l'éducation de mes enfants....
Monsieur aime beaucoup son travail.
Il s'y est investi au point parfois d'en négliger sa famille.
Mais, il fait, lui, partie de ceux qui ne s'ennuyaient pas qui aimaient leur travail....

Ceux qui aiment et ne s'ennuient pas au travail, tant mieux, je les en félicite.
Ils ont trouvé chaussure à leur pied.....
Qu'ils continuent à oeuvrer dans ce sens.

Mais alors donc pourquoi ces français s'ennuient-ils plus que les autres dans leur travail ?

Parce qu'ils se désintéressent de leurs métiers.
Parce que leurs métiers ne suscitent aucun intérêt en eux.
Parce qu'ils le vivent comme une corvée, c'est-à-dire comme un travail pénible, obligatoire et inévitable.
"Corvée" prend ce sens-là en France.

Au Canada ou en Suisse, "corvée" a un autre sens.
Une "corvée" est un travail volontaire, bénévole, collectif pour aider un ami, un voisin en difficultés.
Si on prend la définition dans ce sens, cela donne un autre charme à la question.

Le Français, quand on lui demande pourquoi il travaille, il répond à la question par "Je travaille aprce que je dois gagner ma vie"....

C'est un regard très individuel de la question.
Et, c'est ce qui rend le travail très ennuyeux.....
Si je regarde juste en servant mes propres intérêts, c'est-à-dire, juste à avoir la paie à la fin du mois pour payer mes charges et subvenir aux besoins de ma famille, c'est un peu limité comme vision des choses....
Cela omet que , pour gagner ma vie, cela dépend aussi des autres.....

Imaginons que je sois boulanger.
Je fabrique mon pain juste parce que je dois gagner ma vie.
Je ne tiens compte ni de la qualité de ma marchandise, ni de la quantité de marchandises à produire.
Je me contente de produire ce que j'ai envie de produire au moment mes dispositions d'esprit me disent que je dois produire tant et pas plus......
Que se passera-t-il ?
Ai-je la garantie de gagner ma vie aussi bien que je m'y attende ?
Aurai-je autant de clients que je le crois ?
Hummmmm..... Avec un tel raisonnement, ce n'est pas gagnant.
Ce n'est pas non plus le reflet d'un mental gagnant.

Mon pain, je ne le fabrique pas parce que j'ai envie d'en produire tant comme j'ai décidé de le faire.
Je le produis aprce qu'il sert aux autres. Il est utile aux autres.
Pourquoi je le produis pour les autres ?
Parce que si je ne fabrique que pour moi cette quantité de pain d'une médiocre qualité, les autres n'en voudront pas. Ils ne me l'achèteront pas. 
Et, je ne gagnerai pas ma vie.
Car, si les autres ne m'achètent pas mon pain, l'argent ne rentre pas.
Je ne peux donc pas subvenir aux besoins de ma famille et payer mes charges.....

Alors, il faut savoir que je ne travaille pas uniquement pour gagner ma vie mais parce que vivre dépend aussi des autres.
Sans les autres, je ne suis rien.
Je ne peux rien faire.

S'il n'y avait pas d'élèves, il n'y aurait pas de professeurs.
S'il n'y avait pas de malades, il n'y aurait ni médecins, ni chirurgiens, ni pharmaciens, ni de kiné, ni besoin de soins.
Si chacun de nous n'avait pas besoin de se nourriture, il n'y aurait ni boucher, ni boulanger, ni fruitiers, ni agriculteurs, ni rien.
S'il n'y avait pas de consommateurs, il n'y aurait pas de grandes surfaces, donc pas de vendeurs, de vendeuses, de caissières, de magasiniers....
S'il n'y avait pas besoin de voitures, il n'y aurait pas besoin de pétrole, donc pas besoin d'exploiter le sol pour extraire le pétrole et pas besoin d'ouvriers pour extraire le pétrole, pas besoin de raffineries ni d'employés, pas besoin de cargots ni de marins pour le transporter ce pétrole et l'amener jusqu'à nous..... Ect....

Plutôt que de renâcler au travail, c'est-à-dire rechigner à la besogne, je devrai regarder la question autrement.
Ce que je fais rend service aux autres.
Ce que je fais apporte une aide, facilite, est utile aux autres.

Il serait souhaitable que les Français comprennent qu'ils ne travaillent pas pour eux mais dans un intérêt collectif pour faciliter le quotidien des autres.
Voilà ce qu'est la vision canadienne et suisse du problème.... Et de bien d'autres pays d'ailleurs.
Seulement le problème est bien français et en plus il est lui aussi centenaire......

Si j'ai choisi de créer ce blog... Ce n'est pas par hasard.
Je n'ai aps tout gardé pour moi.
J'ai juste envie de partager pour faire profiter à qui veut le prendre.
Je sers, bénévolement, l'intérêt collectif.
Et, je ne suis pas regardante à combien je suis payée par mois puisque je ne le suis pas.
Je suis simplement payée par une richesse intérieure bien plus grande.......
Et, une paix d'esprit, une joie immense de l'avoir fait.
Je n'attends aucune reconnaissance.
Je m'en fiche royal.
L'essentiel étant pour moi que vous trouviez votre bonheur qui vous fasse avancer.
Cela me suffit comme mode de paiement.
C'est tout simple.
Et, je suis heureuse.

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