lundi 23 décembre 2013

Les dangers de la compétition 2

Si cette attitude de compétition peut être avantageuse au collège, au lycée, en revanche, elle complique sérieusement les choses à l'âge adulte.

Car le jour où l'on quitte le lycée, que ce soit pour entrer dans le monde du travail ou pour aller à la faculté, les choses changent radicalement. Il se crée un énorme fossé entre les deux univers.

A l'université ou dans le monde du travail, on n'a plus aucun soutien. On n'a plus aucune reconnaissance de ce que l'on est, de ce que l'on vaut.

A l'université ou dans la vie professionnelle, il faut trouver soi-même la volonté de réussir. Il faut trouver soi-même la force de faire des efforts pour soi.

Au lycée, au collège, ce qui motivait les enfants, c'était de se comparer aux autres, de se mesurer aux autres.

A l'université ou dans la vie professionnelle, tout est anonyme. On ne peut plus se mesurer aux autres. Il n'y a plus ce moteur qu'était le professeur. Il n'y a plus ce moteur extérieur.

La raison pour laquelle beaucoup échouent en première année de faculté est qu'ils n'ont pas été habitués à chercher par eux-mêmes les réponses à leur questionnement. Ils n'ont pas été habitués à faire preuve d'initiative. ils ont, au lycée, au collège, tout attendus des autres et du professeur. 

Cette compétition les a détourné du but principal qu'est l'épanouissement personnel, la recherche du but pour soi-même, la construction de ses propres forces pour surmonter les obstacles, les difficultés. Ils n'ont pas appris à surmonter les difficultés, à dépasser les obstacles.

Et, le premier obstacle, la première difficulté que l'on rencontre quand on rentre dans le monde du travail ou que l'on va à l'université, c'est de trouver en soi la force de dépasser cet absence de soutien, ce sentiment de délaissement, d'abandon.

On se sent tout perdu. On n'a plus rien qui nous guide.
On éprouve soudain une grande solitude.
Quant aux méthodes de travail, si elles étaient probablement efficaces pour le lycée ou le collège, elles ne le sont plus pour la faculté. A la faculté, le prof donne le corps du cours. Pour le reste, c'est à nous de l'étayer, de chercher à le compléter.

Pour limiter les risques après le lycée, il est de bon ton d'apprendre à l'enfant de surmonter ses difficultés, sa paresse, de réorienter ses efforts vers une satisfaction personnelle. Une satisfaction personnelle sans pour autant être insultant dans le comportement vis-à-vis de celui qui rencontre des difficultés pour y parvenir. Car, c'est sur l'effort personnel qu'on est jugé à la faculté ou dans le monde du travail pas sur l'effort par rapport à une équipe, une leader.....

A vous de creuser la piste

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