jeudi 12 décembre 2013

Le problème a 100 ans

Bonjour.

Non, le titre n'est franchement pas choisi au hasard.
Loin de là.
Il a bien sa raison d'être.

Je suis en train de lire un livre qui a été édité en 1911.
Pour moi, 2013 - 1911 = 102 ans exactement.

Beaucoup de français, en 2013, s'ennuient au travail.
C'était déjà une remarque faite par un chercheur en 1911.
Beaucoup de français, en 2013, se plantent dans leur choix de carrière, de vie professionnelle, et ce pour x raisons.
C'était déjà une remarque faite par ce même chercheur en 1911.
Beaucoup de français, en 2013, rechignent à la besogne. Un air d'indifférence, de fainéantise souffle sur la France.
C'était déjà une remarque que c'était faite ce même chercheur en 1911.....
Sur le plan professionnel, la France se distinguait déjà de l'Allemagne et de l'Angleterre en 1911. Exactement de al même manière en 2013 d'ailleurs....

Visiblement, en 102 ans, le problème n'a toujours pas été résolu en France.

Je vais vous donner un petit exemple bien français.

Je suis à la recherche d'un téléphone portable doté d'applications exploitables pour les déficients visuels.
Ma curiosité naturelle m'a poussé à consulter quelques liens suffisamment étoffés pour me doter de quelques connaissances techniques et faire un choix averti de produit.
Et, enrichie de connaissances techniques suffisamment solides, je suis allée trainer mes vieilles semelles dans différents magasins......
Je demande au vendeur de m'expliquer techniquement parlant de ce qu'avait dans le ventre les portables qu'ils me proposaient.
J'ai fait 9 boutiques......
Et..... et bien sur, je le savais, c'est évident....... Aucun vendeur n'a été capable de me donner les éléments techniques des produits qu'ils vendaient.
Je dis bien AUCUN. J'insiste sur le terme AUCUN.....
J'ai même fini par demander à un vendeur s'il savait faire la différence entre un téléphone portable, une paire de chaussure, un lave-linge....
Et, il m'a répondu.... Non c'est tous des produits à vendre. C'est tout......
Alors, je lui réponds que je ne l'embaucherai pas parce qu'il ne connaît ni son métier ni les produits qu'il vend. Pour moi, il est clairement incompétent.
Un vendeur qui ne connait pas son produit, qui n'est pas capable de m'expliquer avec détails les applications très précises sur lequel je le questionne alors que l'information est en libre accès sur internet, est incompétent.
Et, mon jugement est sans appel.

Pourquoi sans appel ?

Parce que, comme en 1911, la plupart des gens ne connaissent pas leur métier.
Qu'ils soient fonctionnaires, commerçants, artisans, libéraux (médecins, avocats, notaires....), la majorité ne connaisse rien de leur métier.
Ils ont traversé leurs études en buvant les informations délivrées par l'éducation nationale ou l'enseignement supérieur sans se poser plus de questions sur le sens concret de ce qu'ils apprenaient. Quant encore ils apprenaient ce qu'ils entendaient. Quant encore ils comprenaient ce qu'ils apprenaient.
Je susi bien placée pour en parler. j'ai fait aprtie de ce lot de gens.
Mais, avec au fond de mon coeur, la certitude qu'il y avait un problème. Avec la certitude qu'on s'y prenait mal. Sans jamais pouvoir expliquer pourquoi je sentais que tout sonnait faux.

J'ai fait un BTS secrétariat de direction.
On m'a promis que j'accéderai à des fonctions d'assistante de direction avec ce joli diplome.
Ce qui n'a jamais été le cas.
Je l'ai vécu avec la confirmation que c'était un tissu de mensonges.

Personnellement, je ne voulais déjà pas de ces études.
Cette orientation m'a été imposée, du fait de mon handicap par une institution appelée à l'époque COTOREP, aujourd'hui MDPH.
Cette orientation m'a détournée de mon voeu le plus cher : être kiné ou enseignant.
On m'a fait chier avec des études dans lesquelles je me suis faite chiée.
Et, on n'a jamais tenu compte de mes aspirations.
Mon penchant le plus évident était le médical.
L'orientation juste aurait été kiné.
D'autant qu'il existe des écoles pour non voyants en la matière.

J'ai multiplié les expériences en secrétariat en me contentant de basses besognes. Certes, il faut les faire. Mais, c'était loin d'être excitant. Et c'était surtout très loin de ce que l'on m'avait toujours raconté tout au long de mes études, de la promesse que l'on m'avait faite.
Cela m'a carrément écoeurée.

J'ai senti ma vie me glisser d'entre les doigts.
J'ai mal vécu le sentiment que l'on m'avait aiguillée sur une mauvaise voie.
J'ai plongé dans ldépression.
J'ai eu le sentiment d'être une ratée, une bonne à rien, une nulle.....
Je me suis sentie trahie par un système débile, débilisant, incohérent qui n'a rien à voir avec la réalité de la vie professionnelle.
L'éducation nationale est coupée du monde du travail.
Et, je ne changerai pas d'avis sur la question.

Mais alors, pourquoi certains réussissent et pas moi ?

J'enrageais depuis toujours aprce que certains réussissent et pas.....
J'étais furieuse et j'en voulais à la terre entière.

Pourquoi réussissent-ils ?
Parce que le choix professionnel est un vrai choix qui colle avec leurs aspirations, avec leurs véritables centres d'intérêts.
Parce qu'ils connaissent véritablement leur métier.

Faire des études ne fait pas connaître un métier.
Loin de là.
Il y a un tel écart entre ce qui est enseigné et ce qui est réellement que, finalement, je me suis rendue compte que je ne connaissais strictement rien de mon métier déjà en sortant de 'lécole.
Je n'ai donc pas pu apprendre à l'aimer....
Je savais déjà qu'il existerait ce décalage entre la réalité du monde du travail et les propos déversés et illusoires de l'éducation nationale.

Et, je ne pouvais pas l'aimer non plus puisque l'orientation avait été forcée. Ce qui m'a en plus invitée à le prendre en grippe et à m'en désintéresser totalement.
Je n'avais d'yeux que pour la kiné ou l'enseignement.
Pour moi, si c'était à refaire, ce serait kiné.
Mais, plongée dans la dépression, je n'ai pas eu la force de reprendre des études, de m'affirmer et de surmonter l'obstacle pour enfin donner un sens à ma vie.
En réalité, celui qui réussit est celui qui connaît son métier.
Il a continuellement satisfait sa curiosité.
Il ne s'est aps arrêté, à l'issue de ses études scolaires, pour s'instruire.
Il a cherché des réponses à ses questions.
Il a construit une solide pratique qui s'adapte à la diversité des rencontres, des expériences.
Et, chaque fois qu'il ne savait pas, il retournait à l'étude pour apprendre ce qui lui manquait.
Il ne baissait jamais les bras devant les difficultés mais les résolvait une à une sans perdre de vue ce qu'il a besoin de faire.
Il alliait ce qu'il apprenait au besoin de sa pratique.
Il n'avait ni honte de ne pas savoir, ni honte d'aller étudier pour combler.
Au contraire, il s'en faisait une joie.
Il le vivait comme un enrichissement personnel.
Pas dans le but de s'enrichir financièrement.
Mais dans le but de répondre au plus près des besoins réels de ses clients.
Parce qu'il a de la considération pour ses clients.
Parce qu'il a compris que, sans client, il n'est rien, et il n'a rien.
Il ne relache aucun effort.

Et, ce que je remarque aujourd'hui, le Dr TOulouse le remarquait déjà en 1911.
Donc le problème n'a pas été résolu.
Et, il nous pénalise sur le plan économique et social.
Et, comment faire pour s'en sortir de ce "merdier" ?
J'ai une partie de la réponse pour moi.
Mais, je veux l'expérimenter avant pour y répondre.
A vous de cheminer pour vous et de satisfaire votre propre curiosité...


Sachez seulement que la réponse est en vous et que vous seul connaissez vos aspirations et ce vers quoi tendre.
Vous seul, pour vous, pouvez résoudre votre problème.
Nul ne peut faire les efforts à votre place.
Les autres ne peuvent que vous aidez en vous apportant les éléments d'informations dont vous avez besoin pour concrétiser votre projet.
Mais, personne ne peut concrétiser votre projet à votre place.
Cet effort ovus appartient à vous et uniquement à vous.

Bon courage









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