samedi 28 décembre 2013

Le plaisir d'apprendre

Bonjour

Le plaisir d'apprendre, c'est quelque chose qui n'est pas enseigné en France.
Et, pourtant, il serait souhaitable que cela fasse partie des compétences à développer chez les enseignants pour qu'ils parviennent à le partager avec les enfants.
Ceci est dans l'intérêt de tout un chacun. Autant des enfants que des adultes.
Des adultes parce qu'ils auraient des enfants plus heureux, plus épanouis, plus attentifs, plus présents. Et, l mieux être se verrait aussi chez les enfants.
L'école ne serait vu par personne, ni les enseignants, ni les enfants, comme une corvée....



Le plaisir est un droit tout pour tous.
Il n'est soumis à aucun impôt. Ni à aucune loi.
Le plaisir n'a pas besoin d'être gouverné par une équipe ministérielle, ni une chambre sénatoriale ou  tout autre institution...
Le plaisir est un droit inaliénable...
Sauf, si vous même vous vous interdisez d'y accéder.

Le plaisir est une émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'une tendance. Quand on fait quelque chose avec plaisir, on ressent une certaine harmonie intérieure, une paix intérieure, une joie, de la fierté. On est enthousiaste. On a le sourire. On se sent bien.

Il n'est pas que la nourriture qui donne du plaisir.
Le travail intellectuel peut aussi en donner.
L'amour du travail bien fait, l'acquisition et la maîtrise de nouvelles connaissances peuvent apporter autant de plaisir, une joie profonde.

N'avez-vous jamais ressenti une joie profonde, un soulagement quand vous avez compris quelque chose grâce à vos lectures, grâces aux nouvelles connaissances que vous maîtrisiez. Ne vous êtes-vous jamais senti heureux le jour où, grâce aux nouvelles connaissances que vous avez acquises, vous avez pu résoudre ce problème qui vous tracassait ?
Si acquérir ces nouvelles connaissances fut contraint par les événements, ne vous êtes-vous pas néanmoins dit,avec soulagement : "aujourd'hui, je serai moins bête qu'hier" ?
Même si les efforts vous ont valu quelques protestations, quelques fâcheries pendant un certain temps, n'êtes-vous pas fier ou fière du grand pas que vous avez fait ? N'êtes-vous pas soulagé du progrès que vous avez accompli ?

J'imagine très bien votre joie profonde, votre ravissement, votre enthousiasme, votre envie de partager votre succès.....

Si vous voulez que vous enfants éprouvent ce même plaisir, apprenez-le lui.
Mais, ne le lui apprenez pas n'importe comment.

Ne lui promettez pas une sucrerie, un cadeau ou tout autre objet.
Rabat-joie vous allez me dire.

Oui, j'ai connu cela.
"SI tu me fais cela, je te ferai plaisir en te donnant ceci..."
"Si tu me fais plaisir, je te donnerai..."
"Si tu me fais plaisir, je t'offrirai...."
"Si tu me fais plaisir, on ira...."

Mais si tu ne me fais pas plaisir, je te donnerai....", "on ne fera pas"

Vous les connaissez aussi bien que moi ces petites phrases. J'en suis sûre.

Mais, vous n'en connaissez pas l'impact peut-être.
Vous le soupçonniez peut-être.

Imaginons que votre enfant a un devoir à faire et que cela le gonfle... Oh je suis sûre que vous aussi, comme moi d'ailleurs, cela vous a, parfois, gonflé de faire certains devoirs. Vous lui promettez une friandise (friandise alimentaire ou friandise matérielle peu importe). 
D'après vous, pourquoi que fera-t-il l'effort de faire son devoir ?
Pour le plaisir d'apprendre ? Ou pour vous faire plaisir pour avoir sa friandise ?
Il ne fera pas le devoir pour faire le devoir.
Il le fera, même pas davantage pour vous faire plaisir.
Il le fera pour avoir sa friandise.
Son objectif n'est pas d'apprendre.
Son objectif est d'avoir la friandise.

Et, quand vous répéterez l'expérience, cela deviendra une habitude.
Il aura le même objectif : la friandise.
Mais, il aura perdu de vu pourquoi et pour quoi il apprend.
Il aura perdu de vu l'effort qu'il fait pour lui, pour s'enrichir personnellement, pour grandir, pour multiplier ses connaissances afin de faciliter la résolution de son problème, afin d'avoir un jour une vie professionnelle épanouissante.

Si un jour, vous vient la malencontreuse idée d'enlever la friandise en guise de récompense, que va-t-il se passer ?
L'enfant ne verra plus de raisons de faire un effort.
L'enfant, non seulement, se détournera de l'effort, mais en plus, il se démoralisera.
Pourquoi et pour quoi travailler s'il n'y a plus de friandise pour faire bouger l'enfant ?

Et, si vous, vous n'aviez plus de salaire, qu'est-ce qui vous pousserait à rester à votre poste de travail, à continuer à travailler pour votre patron ? Qu'est-ce qui vous pousserait à maintenir vos efforts dans le but d'obtenir un salaire que vous n'auriez peut-être plus ?
N'éprouveriez-vous pas un certain ras le bol, une certaine déception, un certain malaise, une certaine envie de ne plus revenir au travail ?
Ne seriez-vous pas démoralisé, démotivé, désabusé, découragé, fâché ?  
Déjà qu'il se peut que le travail que vous effectuez ne vous botte pas, alors, si on vous enlève le salaire, oulala, ça craint n'est-ce pas ?

En apprenant à votre enfant à travailler pour la friandise, c'est la même chose.
Vous lui apprenez à travailler pour la friandise. Mais, quand il n'y a plus de friandise, les efforts s'évaporent.
Pourquoi ? Parce qu'il n'y avait qu'une seule raison à la motivation pour faire ses efforts : la friandise.

Et, le plaisir est parti où alors ?
Il n'est pas là. Y a plus. Y a pas. Y a peut-être même jamais eu surtout si l'enfant est conditionné depuis tout jeune de la sorte.

En lui tendant toujours la friandise, vous lui apprenez à voir le travail comme une corvée.
Et si, ce jour là, il travaille. Il fournit une somme d'efforts conséquente's. Et que, pour autant, cela ne vous plait pas.
Puis, un autre jour, il fournit encore un effort. Et, cela ne vous palit toujours pas.
Et, encore une fois.... Puis une autre fois...

Que va-t-il penser l'enfant ?
Qu'il travaille pour rien.
Qu'il s'est fait suer à déployer tous ses efforts pour rien.
Quelle corvée.... Pourquoi et pour quoi continuer ?
Plutôt abandonner que de continuer.
Il n'y a pas de plaisir.
Il n'y a plus de plaisir.
Il va finir apr penser que, quoi qu'il fasse, ce ne sera jamais assez bien.
Il va penser que la friandise n'était juste qu'un leurre.
C'était juste un mensonge.
C'était juste pour satisfaire l'adulte.
Mais, lui là dedans, où il est son plaisir.
Qu'est-ce qu'il en a appris ?

Rien.
Pas plus de connaissances parce que l'apprentissage est superficiel. Il ne sert que les intérêts de l'adulte et pas les siens.
Pas davantage le plaisir d'apprendre. Parce qu'il a simplement tendu vers la satisfaction personnelle de l'adulte. Et, il s'est oublié au passage.
Quelle frustration
Quelle déception.                 

Cela ne lui donnera pas, en grandissant, l'envie de travailler pour lui.
Il aura extériorisé le plaisir d'apprendre.
Il pensera que le plaisir d'apprendre vient de l'extérieur, qu'il faut un moteur pour apprendre, un moteur matériel.
Il ne pensera pas à faire l'effort, de lui-même, pour éprouver le plaisir d'apprendre.
Il ne trouvera pas les stratégies qui lui permettront de vivre les apprentissages comme un plaisir.

Et, s'il ne trouve pas, plus jeune, le plaisir de travailler pour lui, grâce à lui, avec lui, sans attendre la moindre récompense, plus il avancera dans le cursus scolaire, plus il lui sera difficile de trouver du plaisir. Plus il avancera dans le cursus scolaire, plus cela lui semblera une corvée d'apprendre.
Quand il arrivera à l'université, il n'aura aucune carotte.
Les professeur s'en foutent qu'il trouve ou pas tout seul la motivation.
Ce que le professeur demandera c'est que le travail soit fait, la somme de connaissances acquises. Et ce, quel que soient les moyens qui auront été mis en place.

Pour mettre en place les moyens pour apprendre tout seul, l'enfant doit l'avoir expérimenter dans la première partie de sa scolarité.
Il devra avoir appris à apprendre avec plaisir.
Il devra avoir appris à ne pas avoir peur de fournir des efforts, de satisfaire sa curiosité.
Il devra être capable d'aller chercher les connaissances et d'avoir du plaisir à aller chercher, par lui-même les connaissances.

Le plaisir encourage la volonté.
Quand on éprouve du plaisir à apprendre, on est prêt à aller loin dans les apprentissages.
On est prêt à faire tous les efforts possibles pour apprendre et atteindre son but.
On déborde même d'imagination pour atteindre son objectif.
On fait preuve de curiosité, d'enthousiasme, de joie.....

Alors, apprendre est un vrai plaisir.
C'est important d'associer apprendre au plaisir.
Ce n'est pas une punition que d'apprendre.
Mais une joie.

Si j'avais appris cela, très jeune, je ne me serai pas fait chier à l'école.
Je n'aurai pas vécu l'école comme une corvée.
J'aurai trouvé une raison d'apprendre, un but à atteindre.
Je ne me serai pas dévalorisée.
Je ne me serai pas détestée.
Je ne me serai pas considérée comme une nulle, une bonne à rien, une incapable.
Je n'aurai rien attendu des notes.
Je n'aurai pas vécu les mauvaises notes comme un échec, un ratage.
Je n'aurai pas dramatisé au point de négliger ma scolarité et monter les échelons par automatisme.
Si j'avais appris avec autant de plaisir que j'apprends en ce moment, je serai plus riche de connaissances.
J'aurai pu accéder à une profession dans laquelle je me serai épanouie, dans laquelle j'aurai pu y exprimer ma joie, mon enthousiasme.


Alors, alors, à vous de voir......
Bonne méditation.
C'est un partage que je fais avec vous.
A vous d'en tirer les profits que vous voulez en tirer.
Si vous n'en avez aucun à tirer, c'est votre problème.
J'ai fait de mon mieux.
Et,n je ne serai nullement vexée si cela ne vous apporte rien.


Mais, j'espère que vous trouverez le chemin qui vous permettra d'aider votre enfant à apprendre avec plaisir.
Bonne route à vous sur la route du plaisir aprtagé.

A bientôt



                                                                          






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