dimanche 29 décembre 2013

Article sur l'école à la maison


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    L'école à la maison : le combat d'Isabelle

29/12/2013 05:30

Isabelle, entouré de ses deux jumeaux : « Je ne veux pas que leur envie d'apprendre soit abîmée par le système des notes. »

La justice vient d’ordonner la scolarisation de deux petits garçons de 8 ans instruits à domicile par leur maman. Mais celle-ci dénonce une “ injustice ”.

Titouan et Nicolas (*) sont deux petits blondinets pétillants qui jouent aux chevaliers ou à l'ordinateur comme la plupart des enfants de leur âge (8 ans). Pourtant, leur histoire n'est pas banale : ils n'ont jamais été à l'école. Depuis leur naissance, c'est leur maman qui se charge de leur instruction à la maison, comme le permet la loi.


 " L'Éducation nationale mène un travail de sape "


En France, près de 19.000 enfants ou adolescents suivent ainsi un enseignement à domicile, avec ou sans cours par correspondance. Une voie parallèle qui fait de plus en plus d'émules. En dix ans, le nombre des enfants instruits hors l'école a été multiplié par trois. D'où les contrôles renforcés de l'Éducation nationale.
Ce sont les modalités de ces contrôles et le climat d'« intimidation » imposé par l'Éducation nationale que dénonce aujourd'hui Isabelle, la maman de Titouan et Nicolas. Ancienne coordinatrice de formation dans une entreprise privée, cette diplômée en physique-chimie – qui travaille pour un organisme de soutien scolaire – a choisi d'instruire elle-même ses deux enfants pour « respecter leur liberté, leur rythme d'apprentissage et la vie de famille ». « Je veux préserver leur enthousiasme. Je ne veux pas que leur envie d'apprendre soit abîmée par des programmes surchargés et le système des notes qui mettent les enfants en échec », clame-t-elle.


Les choses se sont compliquées dès le premier contrôle effectué par l'Éducation nationale en 2012. « La conseillère pédagogique qui est venue à la maison a voulu comparer l'instruction de mes enfants avec le niveau scolaire, ce qui est illégal », résume Isabelle.


Le dialogue s'est encore envenimé lors d'un nouveau contrôle en mars 2013 dans les locaux de l'inspection d'académie. « Encore une fois, on a testé mes enfants en se référant à la norme », s'insurge la mère de famille, qui s'est vue alors délivrer un avis défavorable de l'administration.


La situation est devenue carrément conflictuelle après la séparation des parents de Titouan et Nicolas, lorsque le papa a demandé la scolarisation des deux enfants. Saisie du dossier, la justice a ordonné le 3 décembre dernier l'inscription de Nicolas et Titouan dans l'école du village où ils habitent. Celle-ci devrait être effective le 6 janvier. Mais Isabelle ne veut pas renoncer à ses « droits ». Elle parle d'une « injustice ». « Je refuse d'être jugée sur le seul avis d'une psychologue qui estime qu'on ne peut apprendre à lire et à écrire qu'à une certaine période de la vie », insiste la maman préceptrice qui espère obtenir une procédure de référé… avant la rentrée.


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