samedi 7 juillet 2012

Le système tégumentaire ou la peau


I°) – Définition

Le système tégumentaire est l’ensemble des tissus qui recouvre tout le corps. Cet ensemble de tissus s’appelle la peau.


II°) – Les fonctions de la peau.


La peau a différentes fonctions.

-                         La thermorégulation« Thermo » vient de température. Notre corps produit de la chaleur. Quand la température extérieure est plus basse que la température de notre corps, le corps évacue, dans l’air, la chaleur en trop. Quand la température extérieure est plus élevée que la température du corps, le corps continue à évacuer de la chaleur. Mais, il le fait par l’intermédiaire de la transpiration. La transpiration permet de rafraîchir efficacement le milieu interne du corps pour empêcher un réchauffement excessif. Comme le radiateur d’une voiture, la température du corps s’adapte à la température de l’environnement dans lequel il évolue. Une régulation est le fait de maintenir un équilibre pour assurer un fonctionnement correct. La peau contribue donc à la régulation, c’est-à-dire au maintient de l’équilibre de la température du corps.

-                             Un réservoir de sang. La peau est irriguée par des vaisseaux sanguins qui transportent 10% du sang dans le corps. Le sang nourrit la peau.

-                             La protectionA la fois souple et résistante, la peau est une barrière. Elle est une barrière chimique car, grâce au sébum, elle détruit les bactéries. Elle est une barrière physique ou mécanique, c’est-à-dire qu’elle empêche ou limite la pénétration ou la déperdition de l’eau de l’organisme. Elle protège les tissus des attaques des bactéries, des microorganismes, des infections, des maladies, des polluants agressifs, du rayonnement du soleil. Elle sépare le milieu intérieur du corps du milieu extérieur ……

-                           Les sensations cutanéesLa peau possède beaucoup de récepteurs sensoriels cutanés qui sont des éléments reliés au système nerveux (cerveau). Ces récepteurs perçoivent beaucoup de stimulus comme les caresses, le contact de nos vêtements sur la peau, les pressions faibles ou fortes, les vibrations, les chatouillements, les picotements, Une sensation est une impression produite sur la peau au contact de quelque chose. Les récepteurs peuvent percevoir des sensations thermiques, c’est-à-dire des sensations de chaud et de froid. Cela peut être des sensations douloureuses, c’est-à-dire qui font mal.

-                     L’excrétion et l’absorption. La peau joue un rôle dans l’excrétion des déchets, c’est-à-dire dans l’élimination des déchets tels que l'eau et le sel. Elle joue aussi un rôle dans l’absorption de certaines matières comme la pommade, c’est-à-dire qu’elle laisse pénétrer la pommade ou les substances que l’on applique sur la peau comme la crème solaire.




III°) – Les caractéristiques de la peau

Elle a une superficie variant de 1.2 m2 à 2.2 m2.
Elle pèse environ de 2.7 kg jusqu’à 6 kg.
La température peut varier de 32°C à 36°C selon les régions, les orteils étant la région la plus froide.
L’épaisseur de la peau peut aller de 1.5 à 4 mm.


IV°) – La structure de la peau.

La peau comprend trois couches

-         l’épiderme,
-         le derme,
-         l’hypoderme
-         ainsi que des annexes.



1°) – L’épiderme

« épi » veut dire « sur » et « derma » veut dire « peau ». L’épiderme est donc la couche superficielle de la peau, c’est-à-dire la couche à la surface du corps

Chez l'humain, l’épiderme est composé
-         de quatre types de cellules
-         de cinq couches cellulaires, ou strates, superposées.


a. les types de cellules.





L’épiderme contient

-              des kératinocytes. Elles sont les plus nombreuses dans l’épiderme. Elles produisent de la kératine. Elles sont présentes dans quatre couches de la peau. Et, selon la couche où elles se trouvent, et au cours de leur migration vers la surface de la peau, elles changent de forme. La kératine est une protéine, c’est-à-dire une molécule biologique essentielle à la vie de la cellule. Elle est insoluble, c’est-à-dire qu’elle ne se dissout pas dans l’eau. Cela garantit donc une imperméabilité et une protection de la peau. Elles sont produites dans la couche la plus profonde et remontent vers la surface de la peau.
-              des mélanocytes. Ces cellules ont une forme étoilée. Elles se situent essentiellement dans la couche basale de la peau. Elle produisent la mélamine qui donne sa couleur à la peau. La mélamine est absorbé par les kératinocytes pour protéger la peau des effets dévastateurs des rayons UV.
-         des macrophagocytes intraépidermiques ou cellules de LangerhansLangerhans est un anatomiste allemand. Elles sont produites dans la moelle osseuse avant de migrer vers l’épiderme. Elles s’intercalent entre les kératinocytes. Elles jouent un rôle immunologique, c’est-à-dire qu’elles protègent contre la pénétration de matières étrangères comme les bactéries ou autres. Elles augmentent en nombre quand il y a une infection.
-         des cellules de merkel. Ces cellules se regroupent pour former l’organe de merkel. Cet organe est sensible au toucher, aux pressions faibles et fortes. Quand on joue du piano ou lit du braille, c’est elles qui permettent de sentir les touches du piano ou les points de braille.

    b. les cinq couches cellulaires.

La peau peut être épaisse ou fine. L’épiderme de la peau épaisse qui recouvre les mains, le bout des doigts et la plante des pieds est épaisse. Elle est constituée de cinq couches de cellules appelées aussi strates. La peau fine recouvre tout le reste du corps mais il semblerait que la couche claire soit absente. Et les autres couches sont plus fines.


·       la couche cornée, stratum corneum . Elle est la couche la plus superficielle, c’est-à-dire la plus proche de la surface externe de la peau. Elle se compose de 20 à 30 rangs de cellules et peut occuper jusqu’au ¾ de l’épiderme. Ces cellules mortes sont aplaties. Elles sont régulièrement éliminées et remplacées par des cellules venues de couches plus profondes. Elles aussi renferment essentiellement de la kératine. Elles forment l’enveloppe durable qui coupe le milieu interne du corps du milieu externe de l’environnement. Elles sont tassées les unes sur les autres. Ces cellules protègent la peau contre l’abrasion, c’est-à-dire contre l’usure par frottement ou grattement. Elles protègent également contre la pénétration de l’eau ou de toutes substances étrangères. Ce sont elles qui servent de mur. Elles protègent contre la pénétration des bactéries. Et, pourtant, cette couche de cellules est formée de cellules mortes remplies de kératine, une fibre protectrice.

  • la couche claire, stratum lucidum. Elle s’appelle couche claire parce qu’elle est translucide, c’est-à-dire transparente. Elle est formée de 3 à 5 couches de kératinocytes mortes, claires et aplaties qui contiennent une grande quantité de kératine. Elle n’est présente que dans la peau épaisse du bout des doigts, de la paume des mains et de la plante des pieds

  • la couche granuleuse, Stratum granulosum. Elle se situe plus ou moins au milieu de l’épiderme. Elle est formée de 3 à 4 couches de kératinocytes en train de mourir. Les noyaux et les organites des kératinocytes commencent à se détruire. En se détruisant, cela libère une sécrétion qui rend la peau imperméable et limite la perte de liquides et l’invasion d’autres éléments étrangers. C’est cette couche qui sert de frontière entre les couches superficielles et les couches profondes.

  • la couche de malpighi ou couche épineuse, stratum spinosum : cette couche, d’environ 8 à 10 couches de cellules,  contient
    • des keratinocytes (cellules produisant de la kératine qui donne à la peau sa dureté);
    • des mélanocytes (cellules produisant de la mélanine responsable de la pigmentation cutanée);
    • des terminaisons nerveuses(sensation du toucher)
    • et des cellules de Langerhans (macrophages qui phagocytent les impuretés et sont impliqués dans les dermatites de contact et les phénomènes inflammatoires)

  • la couche basale, stratum germinativum  est la couche la plus profonde de l’épiderme. Les kératinocytes forment une seule couche de cellules, tenues entre elles par des desmosomes. Cette couche se renouvelle continuellement et rapidement.


5
.    Et les annexes cutanées :


Les glandes sudoripares



Les glandes sudoripares sont réparties sur toute la surface du corps à l’exception du mamelon et certaines parties des organes génitaux externes. Chaque être humain en possède entre 500 et 1 000 par centimètre carré pour aller jusqu’à 3 millions.

Il existe deux types de glandes :

-         les glandes sudoripares mérocrines,

-         les glandes sudoripares apocrines.


Voici un schéma des glandes sudoripares



Mais quelque soit le type de glandes, les cellules qui sécrètent la transpiration sont des cellules spécialisées. Elles se contractent quand elles sont stimulées par le système nerveux. La sueur remonte vers la surface de la peau.

a. Les glandes sudoripares mérocrines ou écrine



Elles sont les plus nombreuses et se situent sur la paume des mains, la plante des pieds et le front. Elles ont une forme de tube. Elles sont enroulées en spirale. La partie qui sécrète la transpiration se trouve dans le derme ou dans l’hypoderme et débouche sur un pore en forme d’entonnoir. La transpiration est composée d’eau, de vitamine C, d’anticorps, d’un bactéricide (acide qui tue les bactéries), de certains déchets et d’un acide lactique qui attire les moustiques, de certaines substances médicamenteuses si l’on prend un traitement

La transpiration est indépendante de notre volonté. Son rôle est de protéger le corps d’un réchauffement excessif. Elle se manifeste d’abord au front avant de toucher tout le corps. Quand on est gêné, on a peur ou on est nerveux, la transpiration commence d’abord par la paume des mains que l’on trouve moite, par la plante des pieds, par les aisselles. Puis, c’est ensuite tout le corps qui est touché.

b. Les glandes sudoripares apocrines

         Elles se situent dans les aisselles. Elles sont 2 000 sur tout le corps. Elles sont plus grosses que les autres glandes sudoripares. Leurs conduits ne débouchent pas sur la surface de la peau mais dans la partie supérieure du follicule pileux.
         La sécrétion de ces glandes contient en plus des mêmes éléments que les autres glandes sudoripares, des lipides et des protéines. Ces sécrétions sont souvent incolores mais associées à d’autres éléments, elles peuvent devenir de couleur laiteuse et jaunâtre. C’est ce qui est à l’origine de l’odeur corporelle.
         On ne connaît pas encore leur rôle chez l’être humain.



Poils, cheveux

                        a.    Les fonctions des poils.

Tout le corps humain est couvert de poils à l’exception de la paume de la main, de la face palmaire des doigts, de la plante des pieds, de la face plantaire des orteils.
Chez l’adulte, les poils sont plus denses sur le cuir chevelu, les arcades sourciliaires et autour des organes génitaux externes. Cette densité dépend de facteurs génétiques et hormonaux.
         Les cheveux protègent le cuir chevelu des lésions, des blessures et du rayonnement solaire, ainsi que de la déperdition de chaleur. Les sourcils et les cils protègent les yeux de la pénétration des corps étrangers. Les poils du nez empêchent l’inhalation d’insectes et de corps étrangers.


               b.    Leur structure.

Le poil, qu’il soit poil ou cheveux, comprend :

-         une tige : C’est la partie aérienne qui dépasse la surface de la peau. Elle a une autre partie qui descend sous la peau et qui est encastrée dans le derme.
-         Une racine : elle est située sous la surface de la peau et pénètre dans le derme voire plus profond jusque dans le follicule.
-         Un follicule pileux : c’est un organe autonome qui s’autogénère. C’est une cavité dans laquelle s’insère la racine du poil. La base du follicule s’élargit pour former le bulbe pileux.
-         Le bulbe pileux : il a une forme d’oignon et il est situé 4 mm sous la peau. Il est plus blanc et plus mou que la tige. LOe bulbe a une saillie.
-         La papille du chorion : c’est cette saillie qui est composée de nombreux vaisseaux sanguins et qui apporte les nutriments (les aliments) au follicule.

Voici un schéma du poil.






              c.    Les différences du poil

La forme du poil dépend de la couleur de peau, souvent origine éthnique (asie, europe, afrique).
La couleur du poil dépend de la production de mélamyne. Les différentes couleurs de la mélamyne se mélangent pour composer la couleur de la peau.
Les roux sont roux parce que la mélamyne est mélangée avec un pigment qui contient du fer. Les blonds ou les gens qui ont le poil gris manquent de mélamyne.
Le schéma qui suit montre que, selon la zone où il se trouve, le poil a une longueur différente.






La vitesse à laquelle repousse le poil dépend de la région du corps, de l’âge et du sexe de la personne. Le follicule pileux passe par des cycles de croissance. Chez l’homme, chaque poil a son cycle. Au début, la croissance est active. Plus elle est longue, plus le poil sera long. Ensuite, il y a une phase de régression. Le follicule pileux, le bulbe pileux, les cellules meurent et remontent vers le haut. Cette phase dure trois semaines. Ensuite, il y a une phase de repos où tout en profite pour se régénérer. La vitesse de croissance du poil est maximale de l’adolescence jusqu’à la quarantaine. A partir de la quarantaine, la repousse du poil ralentit et le poil se raréfie. Les poils qui tombent ne repoussent plus. C’est le début de la calvitie pour l’homme







Certains hommes sont touchés par une calvitie précoce parce que les cycles de croissance du poil ont été raccourcis au point que les poils ne parviennent plus à ressortir de leur follicule avant de tomber. Quand ils parviennent, c’est sous la forme d’un duvet. Peuvent faire perdre les cheveux, des médicaments, la chimiothérapie, une intervention chirurgicale, un régime pauvre en protéine et en lait.



Les ongles


Les ongles ont une forme d’écaille.
Ils nous servent à faire des tas de choses comme gratter une
démangeaison, ramasser des petits objets ou encore ceci. Ils servent 
de tournevis.

L’ongle se compose


-  d’un bord libre qui dépasse l’extrémité du doigt ou de l’orteil,
-  d’un corps qui est la partie visible
-  d’une lunule. C’est le croissant blanchâtre qui apparaît près de la racine 
de l’ongle. Elle s’appelle lunule parce qu’elle a la forme d’une demi-lune.
- d’une racine qui n’est pas visible parce qu’elle est cachée sous la peau,
- d’une cuticule d’un éponychium qui sont la couche la plus externe de
l'épiderme qui déborde un peu au-dessus de l'ongle, et qui est attachée
 à la surface de l'ongle
-un lit formé par les couches profondes de l’épiderme 
(couche basale et couche épaisse),
-  d’une matrice qui est responsable de al croissance de l’ongle,



La majeure partie de l’ongle est rosée parce qu’il y a la présence de très fins vaisseaux 
sanguins reliés au réseau circulatoire et veineux.












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